29ème Sem/ Temps Ord/C
Ex 17,8-13 ; Ps 121(120) ; 2 Tm 3,14 – 4,2 ; Lc 18,1-8
Le mal et la souffrance sont l’objection la plus courante à l’existence de Dieu !
Il est aisé de croire lorsque tout va bien. Mais, par contre, lorsque le mal touche surtout des innocents ou nous-mêmes, croire en Dieu devient une chose quasi incompréhensible, inadmissible et révoltante.
Les lectures ce jour, ne sont pas là pour nous rassurer, elles semblent dire qu’il suffit de prier pour que tout aille bien. Voyez Moïse, il prie les bras levés vers le ciel et comme par enchantement son armée gagne la bataille. Ou cette veuve, à force d’ennuyer le juge, elle obtient satisfaction.
L’exemples de Moïse et de la veuve, nous montrent que la prière est d’abord un mouvement, un dérangement, une démarche éprouvante et pénible dans laquelle tout notre corps, tout notre être est engagé.
Il y a trois sortes de prière qui permettent de nous tournons vers Dieu. (prière de louange, action de grâce et de demande). Focalisons nous plutôt sur la dernière. Nous sommes plus habitués à celle-là. La prière de demande est constituée de désirs ou de souhaits que nous adressons à Dieu dans l’espoir de voir nos vœux exaucés. Il peut arriver que cette prière de demande ne prospère pas ou que Dieu en décide autrement, vu la nature de la demande. Il peut arriver que la réponse de nos demandes à Dieu nous soit donnée selon son bon vouloir. Cet état de chose peut mettre à mal, voire émousser notre ferveur. Voire nous décourager. La question qu’il faut se poser, c’est de savoir si nous permettons vraiment à Dieu d’en décider selon son vouloir. Ne disons-nous pas dans le « Notre Père » que ta volonté soit faite ? Comprenons-nous vraiment ce que cette phrase engendre ? Que ta volonté soit faite signifie : quel que soit l’issue de ma demande, Seigneur d’accepte ta volonté.
Il n’est pas rare de nous trouver en face des apostasiés dirent clairement que « ton Dieu est sourd ou aveugle, Il n’existe pas ». Il s’agit de comprendre que quand Dieu ne satisfaire pas nos désirs et nos besoins, ce n’est jamais pour nous nuire, c’est certainement pour notre bien et c’est cette compréhension qui peut nous aider à ne pas nous décourager dans la prière.
Se décourager, c’est manquer de persévérance dans la prière, remettre en question la confiance initiale, refuser d’attendre et d’aller jusqu’au bout de la confiance. Se décourager enfin, c’est affirmer sa propre indépendance au regard de Dieu. Nous décourager, c’est ouvrir la boite du pendoir. C’est ouvrir la voie du rébellion contre Dieu.
Pour ne pas en arriver là, Jésus donne en exemple la persévérance de la veuve demandant justice à un juge inique et celle de Moïse. Si la persévérance de la veuve convainc un juge inique, combien plus celle de l’homme attendrira le cœur de Dieu, non par effet de contrainte, mais par amour, car Dieu ne peut jamais agir que par amour.
La prière n’est pas magique. Si elle commence peut-être par une parole elle ne sera vraiment prière efficace que si elle s’achève dans une lutte, un combat pour obtenir, ou plus exactement pour réaliser avec l’aide de Dieu, ce que nous lui demandons.
Bon dimanche à tous
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