4ème Semaine de l'Avent /A
Is 7, 10-14 ; Ps 24, 1-2, 3-4, 5-6 ; Rm 1, 1-7 ; Mt 1, 18-24
Pourquoi Matthieu nous raconte-t-il une pareille histoire de naissance ? Ce récit, il faut bien s’en rendre compte, a été écrit après la résurrection. Et comme pour le reste de l’Evangile, il doit être relu à la lumière de la Pâques.
Nous savons que la résurrection est comme la signature de Dieu à la fin de la vie de Jésus. Par la résurrection, Dieu reconnaît souverainement que Jésus est bel et bien son fils.
En disant donc dès le début de son Evangile, que Jésus est engendré par l’Esprit Saint, Matthieu veut souligner que dès le 1er instant, dès son origine, Jésus est vraiment le Fils de Dieu.
Mais Jésus est aussi « fils d’homme », il est un chaînon dans la généalogie humaine. Il est le fils de David grâce à Joseph qui est de la famille, de la descendance de David. Légalement, grâce à Joseph, Jésus entre dans la continuité de l’Ancien Testament. Il est vraiment celui dont les prophètes avaient annoncé la venue. L’Emmanuel, disait Isaïe, Dieu avec nous.
En résumé : Dès le départ, Matthieu montre à ses lecteurs que Jésus est « Dieu » et « homme », qu’il s’inscrit dans la continuité de l’Ancien Testament, qu’il est le Messie annoncé et attendu.
Pour nous aujourd’hui qu’est-ce que ce texte nous apporte ?
Ce que ce texte m’inspire, c’est la confiance absolue de Marie et de Joseph devant des événements qu’ils ne comprennent pas et ne dominent pas. Comme un jour, Jésus lui-même n’aura d’autre choix devant la mort qu’il ne souhaitait pas, il devra faire confiance et s’en remettre entre les mains du Père.
N’est-ce pas le message qui ressort essentiellement de tout ce temps de Noël : l’abandon, la confiance. Nous sommes aussi parfois confrontés à des évènements que nous ne pouvons contrôler, qui s’imposent à nous, devant lesquels, comme Joseph nous avons plutôt envie de fuir. Mais comme lui et Marie, nous sommes invités à dire « oui », oser accepter, faire face ou simplement : oser la confiance parce que nous croyons que « Dieu est avec nous ».
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